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Le management bienveillant: définitions et bonnes pratiques

Lorsque que quelqu’un vous parle « Management », quelle est la première idée qui vous vient à l’esprit ? Est-elle plus proche de « La vie est un long fleuve tranquille » ou de « ………, ……, mes emmerdes ! ». Si la seconde proposition est la bonne, cela signifie probablement que vous avez identifié des difficultés dans ce domaine mais que vous ne savez peut-être pas comment procéder pour les résoudre.

En effet, de nombreuses théories existent dans le domaine du management mais il n’est pas si simple de s’y retrouver dans cette diversité.

L’objectif de ce blog est donc de décrypter pour vous les différentes théories managériales, afin que vous puissiez, non pas en choisir une, clé en mains, mais bien au contraire, avoir les éléments vous permettant de choisir les différentes pratiques qui correspondront le mieux à votre structure et à vous-même.

Cet article est consacré au management bienveillant. Pourquoi ce choix ? Tout simplement parce que je suis intimement convaincue que, quel que soient les pratiques managériales qu’un manager décide de mettre en œuvre, elles doivent toutes s’appuyer sur le socle de la bienveillance.

Alors, qu’est-ce que le management bienveillant ?

Contrairement aux idées reçues, manager en mode bienveillant ne signifie pas manager « gentiment ». Il ne s’agit pas de prôner le monde des Bisounours ou l’action charitable. La bienveillance consiste à « veiller au bien d’autrui, c’est une disposition d’esprit inclinant à la compréhension, à l’indulgence envers autrui », selon le Larousse. Il s’agit de porter à autrui une attention authentique, de le respecter dans ce qu’il est personnellement et professionnellement.

Comme le dit Gaël CHATELAIN-BERRY (écrivain, conférencier et pionnier du concept de management bienveillant, https://www.gchatelain.com/), « La bienveillance au travail, c’est privilégier le respect humain de ses collaborateurs — de leur temps, de leur vie privée, de leurs impératifs personnels — pour déclencher le bon moteur de motivation des équipes ». Il ne s’agit pas de sacrifier la notion de performance mais, au contraire, de l’obtenir en agissant sur les bons leviers de motivation.

Maintenant, parlons chiffres :

Selon un sondage réalisé par l’Institut Gallup en février 2018, seuls 6% des Français se déclaraient pleinement impliqués dans leur emploi et 50% des départs d’employés étaient directement imputables à leur manager (https://www.challenges.fr/entreprise/vie-de-bureau/bien-etre-au-travail-pourquoi-les-salaries-francais-sont-parmi-les-plus-desengages-d-europe_595166).

Ces résultats mettent en évidence deux aspects :

  • d’une part, l’importance de la qualité du management mis en œuvre ;
  • d’autre part, la nécessité pour le manager d’accorder de l’importance à l’engagement de ses collaborateurs.

Pourquoi, me direz-vous ?

Eh bien, parce qu’un salarié engagé sera potentiellement plus épanoui donc il fera preuve de plus d’initiatives et constituera une réelle force de proposition. Ses positionnements influeront positivement sur la qualité du service rendu aux clients. Le manager a donc tout intérêt à mettre en place des pratiques encourageant la motivation et l’engagement de ses collaborateurs. Cela instaure une dynamique circulaire constructive dans laquelle le bien-être au travail des salariés favorise la bonne santé de l’activité de l’entreprise et donc sa productivité.

Si l’on reprend le chiffre de 6% cité précédemment, cela signifie que 84% des salariés considèrent ne pas être pleinement engagés dans leur travail. Imaginez le potentiel que cela représente ! Quelle serait alors la productivité des entreprises s’ils arrivaient pour travailler le matin avec plaisir ? Cela influerait bien sûr sur l’absentéisme et le turn-over mais pas seulement, l’atmosphère positive qui en découlerait boosterait la productivité.

La mise en œuvre de pratiques managériales encourageant l’engagement des collaborateurs est donc une stratégie gagnant-gagnant pour le dirigeant comme pour les salariés. Le management bienveillant est l’une de ces pratiques.

Mais, attention, si vous l’appliquez avec pour seul objectif, la performance, vous allez instrumentaliser vos collaborateurs, ce qui va à l’encontre du principe même de bienveillance. Celle-ci nécessite, comme je le précisais précédemment, une intention authentique de votre part. La performance sera « la cerise sur le gâteau », le bénéfice collatéral de votre attitude bienveillante.

Alors, comment le mettre en place dans votre structure ?

Voici quatre principes de base ou bonnes pratiques pour s’engager sur la voie du management bienveillant :

1. Faîtes preuve de respect et d’empathie envers vos équipes

Concrètement, dans le quotidien, cela signifie ne pas s’énerver, ne pas humilier ou rabaisser un collaborateur, ne pas le déranger sur ses temps de vie privée, être ponctuel aux réunions ou rendez-vous, … La liste est longue mais Gaël CHATELAIN BERRY la résume de la manière suivante : « ne faîtes pas à vos employés ce que vous n’aimeriez pas qu’on vous fasse. »

2. Pratiquer un feed-back positif

Utiliser l’entretien annuel d’évaluation pour remercier le salarié pour son travail, le féliciter pour ses atouts et ses réussites et pas uniquement pour pointer ses faiblesses ou difficultés. Cela engendrera de la valorisation et un sentiment de reconnaissance.

Et réciproque

En effet, pourquoi ne pas proposer à vos collaborateurs de vous évaluer ? Il ne s’agit pas de faire votre procès en tant que dirigeant mais de pratiquer un feed-back à double sens, qui s’inscrit dans une démarche de progression mutuelle.

3. Responsabiliser vos équipes

Cette notion renvoie à la confiance qui est l’un des piliers du management bienveillant. Cela signifie que vous évaluez vos collaborateurs sur leurs résultats et non sur le nombre d’heures passées au bureau. Vous intégrez donc une marge de flexibilité.

Un autre aspect de cette responsabilisation est que vous pouvez également demander à vos équipes de fixer elles-mêmes leurs objectifs. Vous serez probablement surpris de leur niveau d’exigence, au-delà de celui que vous auriez eu.

4. Soyez disponible, à l’écoute

Là encore, la disponibilité et le sens de l’écoute sont deux piliers du management bienveillant. Le rôle d’un manager est évidemment de gérer ses équipes mais aussi d’être présent pour elles. Il est donc nécessaire de prévoir des créneaux horaires spécifiquement réservés aux échanges avec vos collaborateurs, de les en informer et de respecter ces temps !

Pour conclure

Manager bienveillant

Le management bienveillant est, selon moi, bien plus qu’une méthode managériale. C’est un état d’esprit qui place le manager sur un pied d’égalité avec ses équipes dans le sens où le rôle de l’un n’est pas plus important que celui de l’autre. Les deux sont indispensables à la bonne marche de l’entreprise. Si vous avez visité mon site internet, vous avez sans doute remarqué que j’utilise une métaphore que j’aime beaucoup : celle du chef d’orchestre. En effet, sans le chef d’orchestre, les musiciens rencontreraient des difficultés pour jouer en harmonie et, sans les musiciens, le chef d’orchestre n’aurait pas de job. Pour que la partition soit jouée de manière harmonieuse, ils sont tous indispensables !

Cet article vous a intéressé et vous souhaitez en savoir plus alors contactez-moi pour un rendez-vous (téléphonique ou visio).

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